Special Issue / Actualités

2025, La main heureuse

Primeurs 2025

 Chaque millésime est un pari silencieux, joué jour après jour au rythme du ciel, entre croyance en la vigne et confiance en l’homme.

Scrollez

Chaque année, nous prenons plaisir à définir notre millésime, à lui donner des mots, à en raconter l’histoire. En 2025, un vent d’optimisme nous a portés, nous invitant à explorer la métaphore du jeu. 

D’abord, le jeu du hasard, celui d’une météo capricieuse. 

Puis, le jeu du pari, celui du vigneron face à sa décision. 

Et bien sûr, celui de la chance…. 

Le climat a parfois rebattu les cartes — chaleurs intenses, pluies inattendues, maturités chahutées — mais, à force d’observation et d’ajustements, le geste de l’homme, précis et patient, a su faire la différence. 

Cette « Main Heureuse » en laquelle nous avons choisi de croire n’est pas forcément celle qui remporte toutes les manches. C’est plutôt celle qui sait composer avec l’incertitude, apprivoiser le hasard, et tirer le meilleur de son jeu : notre récolte ! 

Pour incarner ce millésime, nous avons confié son illustration à Javi Aznarez*, artiste catalan au style reconnaissable. Son trait précis, nourri d’un humour subtil et d’un sens aigu de la composition, a donné vie à l’année qui vient de s’écouler. Chaque illustration esquisse une scène, une atmosphère, un récit discret de notre 2025 au cœur de chacun de nos châteaux. 

La croyance veut que les millésimes en 5 possèdent un supplément d’âme. Souhaitons que 2025 en soit une nouvelle preuve. 

Faites vos jeux!

* Javi Aznarez collabore avec des titres de référence tels que The New Yorker et The New York Times. Il a également signé les illustrations du film The French Dispatch de Wes Anderson, où son trait singulier s’accorde avec une élégance naturelle à l’esthétique du réalisateur. 

Lafite 2025, le bel atout

2025 est le dernier millésime dans notre cuvier bois adoré.

Il est arrivé comme cette dernière carte que l’on attend et qui nous permet d’emporter la mise. Un hiver bien arrosé, un printemps très sec, un été très chaud, mais avec deux pluies salvatrices pour Pauillac le 24 juin et le 20 juillet. Mi-août, fin de la véraison, les vignes souffrent, mais elles sont encore vertes et progressent vers les vendanges avec le calme des vieilles troupes. Les rendements sont timides, mais les équilibres sont déjà au rendez vous des grands. Le dernier weekend d’août, il pleut 60 mm. Peut-être trop, mais ils sont parfaitement assimilés…et nous ne saurons jamais quel aurait été le millésime sans ce dernier tour du ciel.

Les dégustations, durant les cuvaisons allongées pour ne pas quitter notre vieux cuvier, mettent tout le monde d’accord : Le vin a le goût des dernières fois et des grandes parties.

Carruades 2025, la combinaison gagnante

Cela fait quelques années que l’on parie sur nos jeunes vignes. Bien plantées, elles se révèlent désormais plus tôt et ont souvent la chance des débutantes.

En 2025, nous avons bien fait de choisir leurs numéros sur la grille : des Cabernet-Sauvignon à la fraîcheur presque paradoxale, le retour à Lafite des Cabernet franc qui racontent leurs terroirs d’avenir, et les parcelles de Merlot qui se font attendre parfois plus tard que les autres cépages.

Leur fougue collective marche bien et, dans l’assemblage de Carruades, ensemble… elles inventent la martingale ! Bingo.

Duhart-Milon 2025, tapis sur nos graves !

C’est au cœur du vignoble que Louis redessine les parcelles de Duhart-Milon. Il a sa recette : on adapte le sens des rangs et la densité, on teste les porte-greffes, on taille différemment et les couverts végétaux sont travaillés selon les conditions de chaque parcelle.

En 2025, ce travail paie, surtout dans les sols graveleux. Les raisins qui rentrent dans les chais ont le goût de la bonne aventure. De celle qui est bien menée, qui nous surprend avec bonheur et dont on a hâte de connaître la suite. Dès août, nos raisins blancs, et surtout nos Sémillon, nous ont mis le pied à l’étrier pour aller chercher de belles maturités.

Le goût du risque ? Pas cette année. En faisant tapis sur 2025 à Duhart, en Blanc comme en Rouge, nous sommes serein.

L’ Évangile 2025, un coup de billard à 3 bandes !

2025 à Pomerol est l’une de ces parties où rien n’est gagné d’avance et où le ciel a plus d’un tour dans son sac. Elle se joue en trois actes.

Avec un début de saison serein au printemps avec juste l’eau qu’il faut pour le débourrement et la floraison. Mais la situation se corse. En face, ça montre les dents et nous vivons une traversée du désert où les températures montent.

On s’accroche et on y croit ! Les grandes parties sont celles qui ne sont jamais simples.

Oui, les raisins sont petits et affectent les rendements. Mais l’eau revient mi-août et fait du bien. On vendange tôt, avec des équilibres que l’on aime et des aromatiques joyeuses. Ouf !

Rieussec 2025, le roi Sémillon

Au jeu, il y a souvent un roi, couronné grâce à la chance, et un peu au talent. En 2025, à Rieussec, notre roi est le Sémillon : il a l’amplitude et le fruit des plus grands, tout en gardant une fraicheur qui prolonge son expression.

L’été lumineux aurait pu laisser des traces de chaleur. Mais nous nous lançons dans les vendanges tôt, dès le 18 août pour nos blancs secs.

La chaleur est ainsi maîtrisée, l’acidité au rendez-vous, également aidée par les pluies bien tombées fin août.

A la fin, un millésime solaire, mais juste ce qu’il faut. Vive le Roi.

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